Cette décision, accueillie avec soulagement par son camp politique, reste toutefois suspendue à un éventuel recours du parquet, qui dispose de six jours pour faire appel.
Membre de l’Alliance pour la République (APR), aujourd’hui dans l’opposition, Pape Malick Ndour avait été interpellé le 15 mai dernier par la Division des investigations criminelles (DIC) avant d’être placé sous mandat de dépôt.
L’ancien ministre est poursuivi dans une affaire portant sur de présumées irrégularités dans la gestion du Prodac. Il lui est notamment reproché d’avoir validé des transactions jugées douteuses, dont le décaissement de plus de 2,7 milliards FCFA au profit de la société israélienne Green 2000 sur la base de factures pro forma. Le dossier impliquerait également Khadim Bâ, le patron de Locafrique.
Dans un communiqué publié à la suite de la décision de justice, la Convergence des cadres républicains (CCR), structure de l’APR dont Pape Malick Ndour est le coordonnateur, a salué « une avancée » et dit avoir accueilli « avec soulagement » sa remise en liberté.
Le mouvement a, en outre, appelé le procureur du Pôle judiciaire financier à « faire preuve de sérénité et de responsabilité » et à privilégier « une approche conforme aux exigences de justice et d’équité », tout en l’invitant à éviter « toute démarche susceptible d’être perçue comme un acharnement » à l’encontre de son responsable.
De son côté, Pape Malick Ndour a toujours rejeté les accusations portées contre lui, dénonçant un « acharnement » et contestant toute implication dans les faits qui lui sont reprochés.
L’affaire du Prodac, qui porte sur la gestion de plusieurs milliards francs CFA de fonds publics, est devenue l’un des dossiers judiciaires les plus suivis au Sénégal depuis l’arrivée au pouvoir des nouvelles autorités, déterminées à faire la lumière sur la gestion des ressources de l’État sous le précédent régime.
KI/Top News Africa
Publié le mercredi 24 juin 2026
Au Sénégal, la justice a accordé la liberté provisoire pour l’ex-ministre Pape Malick Ndour.