Présidant la cérémonie au nom du président ivoirien, Alassane Ouattara, il a souligné que l’identité numérique occupe désormais « une place centrale dans la gouvernance publique, mais aussi dans l’inclusion sociale et financière ».
Selon lui, l’absence d’une identité fiable complique la sécurisation des échanges ainsi que la construction d’économies modernes fondées sur « la transparence et la crédibilité ».
« Sans identité fiable, il devient difficile de bâtir des économies modernes », a expliqué le Vice-président ivoirien.
Face aux défis liés à la transformation numérique, Tiémoko Meyliet Koné a plaidé pour des systèmes d’identité plus intégrés, capables de mieux orienter les politiques publiques grâce à une meilleure connaissance des populations et de leurs besoins.
Il a également insisté sur la nécessité de garantir la protection des données personnelles, le respect des droits des citoyens et la mise en place de mécanismes transparents afin de renforcer la confiance autour des dispositifs numériques.
Le Vice-Président ivoirien a par ailleurs mis en avant la coopération entre les États africains comme un élément clé pour faciliter la mobilité, sécuriser les échanges et accompagner l’intégration régionale dans un environnement numérique de plus en plus interconnecté.
Estimant que l’Afrique dispose désormais des capacités nécessaires pour développer ses propres modèles d’identification, il a encouragé les pays du continent à ne plus être de simples utilisateurs de solutions conçues ailleurs, mais à contribuer activement aux standards internationaux.
Auparavant, le président-directeur général d’ID4Africa, Joseph Atick, a souligné que l’Afrique ne se contente plus de suivre les évolutions mondiales en matière d’identité numérique, mais participe désormais à leur définition.
« Les pays africains font face aux mêmes défis que partout ailleurs », a-t-il fait observer en citant à ce propos « la gouvernance à grande échelle, durabilité, interopérabilité, cybersécurité, protection des données et confiance du public ».
« Ce qui distingue l’Afrique, c’est la richesse de son expérience concrète, souvent acquise à l’échelle nationale dans des contextes contraints », a conclu M. Atick.
Plusieurs ministres des pays membres d’ID4Africa, des autorités d’identification, des représentants gouvernementaux, des partenaires techniques et industriels prennent part à ces assises.
Pendant quatre jours, les participants débattront du thème de ces assises, « l’identité numérique au service de l’inclusion, de l’intégration et du developpement ».
Fondée en 2014, ID4Africa œuvre à l’accompagnement des États africains dans la conception, le développement et la gestion de systèmes publics d’identité adaptés aux réalités du continent.
BC/Top News Africa
Publié le mercredi 13 mai 2026
Ouverture à Abidjan de l’Assemblée générale 2026 d’ID4Africa sous le signe de l’inclusion numérique, ce mardi 12 mai 2026.