Cette ouverture s’est déroulée sous la présidence du Premier ministre, chef du gouvernement, Robert Beugré Mambé, entouré du ministre des Transports et des Affaires maritimes, Amadou Koné, et de plusieurs membres du gouvernement.
Cette 2e Conférence internationale de la mobilité durable et du climat (CIMDC 2026), est coorganisée par l'Autorité de la mobilité urbaine dans le Grand Abidjan (AMUGA), l'association CODATU et l'ONG Climate Chance.
Le maire de Cocody, Jean-Marc Yacé, n'a pas caché sa joie de recevoir le monde dans sa commune a souligné les inondations à répétition, l’avancée du désert, l’assèchement des retenues d'irrigation. Ces phénomènes sont, a-t-il prévenu, de « véritables bombes sociales à retardement » qui menacent l'équilibre des villes et des économies africaines.
Jean-Marc Yacé a rappelé que sa commune dispose d'un Plan Climat, actualisé entre 2023 et 2025, et qu'elle travaille à un nouveau système de transport urbain plus propre.
Il a aussi annoncé son souhait d'organiser, avec l'appui du gouvernement, une Conférence internationale de Cocody pour le climat (CIC), ouverte aux élus locaux de tout le continent. Avant de conclure, il a salué les chantiers du métro et du BRT et remercié le Premier ministre pour « la spontanéité et la grande humilité » avec lesquelles il avait reçu une délégation de la mairie.
Il a aussi annoncé son souhait d'organiser, avec l'appui du gouvernement, une Conférence internationale de Cocody pour le climat (CIC), ouverte aux élus locaux de tout le continent. Avant de conclure, il a salué les chantiers du métro et du BRT et remercié le Premier ministre pour « la spontanéité et la grande humilité » avec lesquelles il avait reçu une délégation de la mairie.
« Nous aussi, en Bretagne, on a deux saisons des pluies, la petite et la grande. La seule différence, c'est qu'entre les deux, on n'a pas de saison sèche. Il pleut tout le temps », a lancé le Sénateur de Loire-Atlantique et président de Climate Chance, Ronan Dantec, déclenchant les rires.
« C'était avant le dérèglement climatique. Nous sommes fin octobre, et il n'a pas plu en Bretagne depuis le mois d'avril. », a-t-il poursuivi, ajoutant dans le Finistère, « il est aujourd'hui interdit de laver sa voiture faute d'eau ».
« Le réchauffement climatique n'est pas juste un risque qui est devant nous. C'est quelque chose qui nous touche dans notre quotidien. », a-t-il encore ajouté.
La Déclaration d'Abidjan, attendue jeudi, doit être un message adressé à la prochaine COP, en Turquie, puis à la suivante, qui se tiendra en Afrique.
Ancien ministre français des Transports, président du conseil départemental de l'Essonne et président de CODATU, François Durovray a commencé par un aveu. « Il y a 48 heures, je n'avais encore jamais posé le pied en Côte d'Ivoire. » Deux jours lui ont suffi, a-t-il assuré, pour mesurer « la capacité de ce pays à regarder l'avenir avec foi ».
L'homme a rappelé l'histoire de CODATU, née en 1980, et posé le décor . La population d'Abidjan a été multipliée par six en cinquante ans. « Jamais la question de la mobilité n'a été aussi centrale, aussi vitale », a-t-il martelé, ajoutant que la complexité du monde ne doit pas conduire à revoir les ambitions à la baisse. L'objectif, selon lui, est de penser la ville pour que ses habitants « consacrent moins de temps à se déplacer et plus de temps à vivre ».
Appelé à la tribune sans être inscrit au programme, le président du Conseil stratégique de l'AMUGA, Demba Diop, a joué la carte de la brièveté, non sans humour, en souhaitant aux invités un « akwaba » bien ivoirien. Pour lui, le choix d'Abidjan est « une récompense du travail acharné du gouvernement », visible à travers le métro, le BRT ou le quatrième pont. Il a invité les participants à partager leurs réussites comme leurs échecs et à faire émerger de nouveaux financements pour le secteur.
Le film de l'AMUGA qui a suivi a donné à voir la métropole en mouvement : quatrième pont reliant Yopougon au Plateau, voie de contournement Y4, BRT électrique entre Yopougon et Bingerville, conçu pour mettre le trajet à moins d'une heure, et ligne 1 du métro, longue de 37 km d'Anyama à Port-Bouët.
Le défi désormais, selon le film, est de faire fonctionner ensemble métro, BRT, bus, bateaux-bus et transport artisanal.
Le défi désormais, selon le film, est de faire fonctionner ensemble métro, BRT, bus, bateaux-bus et transport artisanal.
Très attendu, le ministre des Transports et des Affaires maritimes, Amadou Koné a rendu hommage au Premier ministre, ancien ingénieur à la Direction des grands travaux et ancien ministre-gouverneur du District d'Abidjan, sans qui, a-t-il dit, la ligne 1 du métro n'aurait pas été engagée. Sur le fond, son discours a dessiné une doctrine.
« La transition vers une mobilité durable n'est plus une option. Elle constitue désormais une nécessité stratégique. » Le gouvernement veut passer « d'une logique de juxtaposition des modes à une véritable logique de réseau », avec des premiers réseaux d'autobus à San-Pedro, Yamoussoukro, Bouaké et Korhogo, et, à Abidjan, le métro, le BRT et le transport lagunaire.
Plutôt dans la matinée, l'Union européenne a accordé à la Côte d'Ivoire un don de 3 millions d'euros pour relancer le transport lagunaire à Abidjan, avec pour objectif la construction de 13 gares lagunaires et l'acquisition de 25 bateaux-bus. « La Côte d'Ivoire a fait le choix d'agir », a-t-il conclu.
Parrain de la conférence, le Premier ministre Robert Beugré Mambé a prononcé un discours d'ingénieur, chiffres à l'appui. Le taux d'urbanisation en Afrique de l'Ouest et du Centre atteint 52,9 %, selon la Banque mondiale.
Le Plan Climat d'Abidjan, réalisé il y a deux ou trois ans, attribue plus de la moitié des émissions de la ville aux bâtiments, devant l'industrie et les transports. Les mesures de pollution de l'air ont révélé des pics entre 6 h et 10 h, puis entre 18 h et 20 h, aux heures de pointe.
Le Plan Climat d'Abidjan, réalisé il y a deux ou trois ans, attribue plus de la moitié des émissions de la ville aux bâtiments, devant l'industrie et les transports. Les mesures de pollution de l'air ont révélé des pics entre 6 h et 10 h, puis entre 18 h et 20 h, aux heures de pointe.
Pour Robert Beugré Mambé, la clé est double. D'abord l'électricité : métro, bus électrique ou téléphérique, tout dépend de la source d'énergie, et la Côte d'Ivoire vise 45 % de renouvelables dans son mix d'ici 2030, entre solaire et biomasse.
Ensuite le financement. Le Plan national de développement 2026-2030 évalue les besoins d'investissement à 114 800 milliards de francs CFA, avec une large part attendue du privé.
Mais le chef du gouvernement a été clair : « Le transport collectif ne peut pas être un transport qui rapporte beaucoup d'argent. » Partout dans les grandes villes, il est subventionné, a-t-il rappelé en saluant le travail de la SOTRA.
Mais le chef du gouvernement a été clair : « Le transport collectif ne peut pas être un transport qui rapporte beaucoup d'argent. » Partout dans les grandes villes, il est subventionné, a-t-il rappelé en saluant le travail de la SOTRA.
D'où son appel à des financements concessionnels et climatiques, longs et non contraignants. L'équation à résoudre, selon lui : transporter de grandes masses de population au moindre coût.
Il a surtout fait une révélation : une étude de téléphérique, notamment entre Adjamé et Yopougon, est prête depuis plus de cinq ans. « Nous l'avons dans les tiroirs. Le moment venu, nous allons la sortir. »
Le Premier ministre n'a pas éludé les sujets qui fâchent. La moto est « à la fois une solution et un problème » : selon une étude récente, près de 60 % des accidents impliquent des motocyclistes.
Les cyclistes, eux, restent trop exposés et doivent être mieux protégés. Il a appelé à un changement de mentalités, avant de lancer, en guise de promesse : « Demain, Abidjan aura son métro. Demain, Abidjan aura son BRT. » Puis il a déclaré officiellement ouverte la conférence.
SMAS/Top News Africa
Publié le mercredi 21 octobre 2026
La 2e Conférence internationale de la mobilité durable et du climat s'est ouverté, ce mardi 20 octobre 2026, en présence du premier ministre Robert Beugré Mambé.