La juridiction régionale, saisie en janvier par le cabinet nigérien Adeola Oyinlade & Co., a également accordé 30 millions de francs CFA d'indemnisation aux cinq requérants, Domingos Simões Pereira, Octávio Lopes, Roberto Mbes'ba, Marciano Indi et Augusto Nansambe.
Les cinq hommes contestaient notamment les conditions de leur détention, jugées contraires aux garanties du droit communautaire et aux instruments africains de protection des droits humains.
Le cas de M. Pereira reste particulièrement sensible. Dirigeant du PAIGC, il avait été placé en détention provisoire le 10 juillet dans une procédure menée par la justice militaire. Accusé d'avoir participé à une tentative présumée de coup d'État en octobre 2025, il rejette ces accusations.
Le 23 juillet, son incarcération avait été suspendue pour 90 jours pour des raisons médicales et humanitaires. Il avait alors été autorisé à rejoindre le Portugal pour y recevoir des soins spécialisés, avec interdiction d'y mener des activités politiques.
Cette décision de la CEDEAO intervient alors que la Guinée-Bissau traverse une nouvelle période d'incertitude politique. Les autorités de transition maintiennent leur objectif d'organiser des élections présidentielle et législatives le 6 décembre 2026, mais des doutes persistent sur la préparation du scrutin.
Ce Jeudi, le président de la Transition, le général Horta Inta-A Na Man, doit notamment rencontrer le gouvernement et la Commission électorale nationale pour discuter de la situation.
De son côté, Domingos Simões Pereira estime que « les conditions nécessaires ne sont pas réunies » pour organiser les élections à la date prévue. Il appelle à l'implication du Portugal, de l'Union africaine, de l'Union européenne, de la CEDEAO et de la CPLP afin de favoriser un retour à l'ordre constitutionnel.
Le retour annoncé de l'ancien président Umaro Sissoco Embaló nourrit également les tensions. Le Haut Commandement militaire affirme que les conditions de sécurité ne sont pas réunies pour son retour.
La condamnation de la CEDEAO place ainsi les autorités bissau-guinéennes devant une nouvelle obligation : faire respecter la décision judiciaire tout en tentant de sortir le pays de l'impasse politique et électorale.
Les cinq hommes contestaient notamment les conditions de leur détention, jugées contraires aux garanties du droit communautaire et aux instruments africains de protection des droits humains.
Le cas de M. Pereira reste particulièrement sensible. Dirigeant du PAIGC, il avait été placé en détention provisoire le 10 juillet dans une procédure menée par la justice militaire. Accusé d'avoir participé à une tentative présumée de coup d'État en octobre 2025, il rejette ces accusations.
Le 23 juillet, son incarcération avait été suspendue pour 90 jours pour des raisons médicales et humanitaires. Il avait alors été autorisé à rejoindre le Portugal pour y recevoir des soins spécialisés, avec interdiction d'y mener des activités politiques.
Cette décision de la CEDEAO intervient alors que la Guinée-Bissau traverse une nouvelle période d'incertitude politique. Les autorités de transition maintiennent leur objectif d'organiser des élections présidentielle et législatives le 6 décembre 2026, mais des doutes persistent sur la préparation du scrutin.
Ce Jeudi, le président de la Transition, le général Horta Inta-A Na Man, doit notamment rencontrer le gouvernement et la Commission électorale nationale pour discuter de la situation.
De son côté, Domingos Simões Pereira estime que « les conditions nécessaires ne sont pas réunies » pour organiser les élections à la date prévue. Il appelle à l'implication du Portugal, de l'Union africaine, de l'Union européenne, de la CEDEAO et de la CPLP afin de favoriser un retour à l'ordre constitutionnel.
Le retour annoncé de l'ancien président Umaro Sissoco Embaló nourrit également les tensions. Le Haut Commandement militaire affirme que les conditions de sécurité ne sont pas réunies pour son retour.
La condamnation de la CEDEAO place ainsi les autorités bissau-guinéennes devant une nouvelle obligation : faire respecter la décision judiciaire tout en tentant de sortir le pays de l'impasse politique et électorale.
BC/Top News Africa
Publié le jeudi 8 octobre 2026
La CEDEAO a condamné la Guinée-Bissau pour des violations des droits de cinq détenus dans le pays.