Cette étape intervient au terme d’une première phase de travaux ayant permis de construire des bornes sur environ 150 km de la frontière terrestre, de BP 55 à BP 45. Le processus vise notamment à consolider la paix, prévenir les différends frontaliers, favoriser le développement socio-économique des zones frontalières et renforcer la coopération entre les deux Etats.
Prenant la parole lors de l’activité, le secrétaire exécutif de la Commission nationale des frontières de Côte d’Ivoire, Dr Diakalidia Konaté , a insisté sur les liens entre les populations des deux pays.
« Vous savez que nous sommes des frères et sœurs qui vivons de part et d’autre de la frontière. La frontière est là, mais elle ne constitue pas un mur », a-t-il affirmé.
Selon lui, la frontière entre la Côte d’Ivoire et le Ghana est la plus dynamique économiquement du pays, avec d’importants échanges commerciaux et de nombreuses interactions entre les populations.
« Entre le Ghana et la Côte d’Ivoire, c’est la même famille, la même langue, la même culture », a-t-il ajouté, estimant que la matérialisation de la frontière ne doit pas freiner cette dynamique.
Le Commissaire général de la Commission des frontières du Ghana, le général-major Anthony Ntem, a, pour sa part, souligné que les bornes ne constituent pas uniquement des repères physiques.
« La borne ne se dresse donc pas comme un monument à la séparation ; elle se dresse comme un symbole de certitude, de coopération et de coexistence pacifique », a-t-il déclaré.
Il a appelé les communautés frontalières à protéger les bornes et à préserver les relations historiques entre les populations ivoiriennes et ghanéennes.
Le chef traditionnel Awulae Kwasi Armachie III a également salué cette opération, estimant que la borne BP 55 traduit un engagement commun en faveur de « la paix, de l’intégrité territoriale et de la coexistence paisible » entre les deux pays.
La réaffirmation de la frontière s’inscrit dans le processus engagé avec l’installation de la Commission mixte Côte d’Ivoire-Ghana, le 23 août 2022 à Abidjan. Les travaux ont notamment porté sur les documents juridiques et cartographiques, les missions conjointes de reconnaissance et de piquetage ainsi que la construction des bornes.
La première phase a bénéficié de l’appui du ministère fédéral allemand des Affaires étrangères, à travers la GIZ, et du Programme frontières de l’Union africaine.
Après la visite de Newtown, les délégations ivoirienne et ghanéenne se retrouveront le jeudi 24 septembre à Dibi , dans la sous-préfecture de Maféré, pour la cérémonie officielle de remise des bornes. Cette étape sera suivie de la visite des bornes BP 48, BP 48-1 et BP 48-2 au poste frontalier reliant Ayamé à Enchi.
BC/Top News Africa
Publié le mardi 22 septembre 2026
La Côte d'Ivoire et le Ghana réaffirment leur frontière commune.